Ecoquartier de la gare
Pantin (93)
Aménagement urbain d’un nouvel écoquartier avec renouvellement urbain autour d’une emprise ferroviaire (pôle d’échange multimodal, logements, tertiaires, activités, commerces, équipements)
Maître d’ouvrage : Ville de Pantin / Communauté d’Agglomération Est Ensemble
Équipe : Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire
Paysagiste : Agence Sébastien SOSSON
Bureaux d’études : VERDI - LesEnr
Mission : Conception urbaine, paysagère et environnementale - Coordination architecturale
Superficie : 30 ha
Montant des travaux : 32 200 000 €H €
Phase : début 2012 / fin 2021
La composition du projet s’appuie sur la structure des espaces perméables – parc central et jardins – et sur un maillage viaire connecté aux quartiers voisins. Cette trame publique organise les emprises foncières et les usages. Le parc central, de forme trapézoïdale, s’ouvre au sud sur des immeubles d’habitation et est bordé au nord par une voie de desserte. Deux rues de traverse est-ouest assurent les liaisons principales entre les quartiers, le parvis multimodal de la gare et les axes existants.
Au niveau de l’ancienne cour des marchandises, une esplanade engazonnée valorise le pavillon SNCF conservé, tandis que les pavages historiques sont réemployés autant que possible.
Le site constitue un raccourci urbain majeur, issu de la transformation d’une grande propriété longtemps restée vide. Malgré la superposition du canal et de la voie ferrée, la structure viaire historique est restée stable, organisée autour du « X » formé par les anciens chemins d’Aubervilliers et la route des Petits Ponts. Canal et voie ferrée se sont inscrits dans cette logique, optimisant les franchissements.
Le foncier a longtemps appartenu à un propriétaire unique, d’abord agricole puis ferroviaire, laissant un vaste plateau nu et minéral.
L’écoquartier proposé limite les créations viaires, mais transforme radicalement le site : multiplication des îlots, des parcelles et des bâtiments, diversification des usages, réintroduction de la nature et de l’eau. Le projet met en scène une gestion paysagère des eaux pluviales à ciel ouvert, visant un confort climatique et une convivialité inspirés des paysages urbains asiatiques.
L’urbanisme y est pensé comme le premier vecteur de durabilité environnementale, au service d’une architecture de qualité.
